Aromathérapie : tout sur l'utilisation des huiles essentielles
- Pharmacie Makka
- 3 janv. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 janv. 2025
L'aromathérapie est l'utilisation thérapeutique des huiles essentielles, substances aromatiques extraites de plantes, pour favoriser le bien-être physique, émotionnel et psychologique. Ces huiles conservent l'essence odorante des végétaux et offrent diverses propriétés bénéfiques comme des vertus antibactériennes, antifongiques, anti-inflammatoires et apaisantes.
Bien qu'ancestrale, cette pratique naturelle a gagné en popularité ces dernières années, s'intégrant dans les soins personnels, la médecine complémentaire voire certains aspects de la médecine conventionnelle. Cependant, des précautions d'utilisation sont nécessaires, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.

L'aromathérapie, qu'est-ce que c'est ?
Le terme aromathérapie vient du grec « aroma » signifiant « odeur », et « therapeia » signifiant « traitement ». L'aromathérapie est une approche de soin complexe, constituée par les essences aromatiques de certaines plantes, agrumes, résine ou bois.... Utilisées depuis des millénaires, les plantes aromatiques ont toujours été tenues en haute estime par le monde entier. Les essences aromatiques tirées de ces plantes sont appelée couramment « huiles essentielles ».
Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?
L’huile essentielle est une essence odorante, volatile, extraite de plantes aromatiques, épices ou oléorésines. Les parties utilisées sont les sommités fleuries (lavande, romarin, rose), les feuilles (tea-tree, eucalyptus, etc.), les graines ou fruits (anis, fenouil, citron, orange, etc.), les racines (vétiver, angélique), le bois (cèdre, santal, etc.), le rhizome (gingembre, curcuma, etc.) , l’écorce (cannelier), ou la résine (encens, myrrhe, etc.). Bien qu'on les appelle “huiles”, ces substances ne contiennent aucun corps gras.
Le règne végétal compte plusieurs centaines de milliers d'espèces et 4 000 d'entre elles fabriquent des essences aromatiques; dont seulement quelques centaines en quantité suffisante pour qu'on puisse les extraire. Aujourd'hui, l'extraction se fait principalement selon ces procédés :
Pression mécanique à froid ou technique de l’enfleurage, pour les zestes d’agrumes comme l’orange ou le citron ;
Extraction par solvant chimique ou alcool, dont le dioxyde de carbone CO2, surtout pour les fleurs fragiles ;
Distillation par entraînement à la vapeur d’eau (inventé au XIe siècle) : c'est la technique la plus utilisée aujourd'hui ;
Graisses animales pour les concrètes ou les baumes : très utilisée à Grasse, pour les fleurs et les roses.
Les produits obtenus sont : des huiles essentielles, des essences, des absolus, ou des eaux florales (dont la concentration en huiles essentielles est moindre; ils ont une faible durée de conservation). La conservation des huiles essentielles est quant à elle légalement autorisé à 5 ans. On peut espérer les conserver jusqu’à 10 ans sans que leurs propriétés soient altérées en respectant leurs conditions de stockage : à l’abri de la chaleur - entre 5°C et 30°C - et de la lumière, fermeture étanche du flacon. Les essences de citrus ne se conservent quant à elles que 3 ans.
L'extraction des huiles essentielles peut être très coûteuse, et varie en fonction de la quantité de matière première qui est nécessaire à la production d’huile essentielle. Il faut compter environ 35 kg de plantes, pour obtenir 1 litre d'huile essentielle. Certaines huiles sont bien plus couteuse que d'autres, en raison de la rareté de la plante et de son besoin en quantité.

Des huiles synthétiques sont utilisées en parfumerie, mais sont dépourvues de propriétés thérapeutiques, elles ne conviendront donc pas pour une utilisation en aromathérapie.
Des composés chimiques complexes
Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à plusieurs centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immuno-stimulante, décongestionnante, apaisantes, anti-spasmodique, stimulantes, anti-inflammatoires, etc...).
Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou « familles biochimiques » - cétones, acides, aldéhydes, alcools, esters, ethers, sesquiterpènes, monoterpènes, oxydes aromatiques, hydrocarbures, phénols. Cette véritable carte d’identité de l’huile essentielle est le reflet des ses propriétés et diffère en fonction de son espèces ou ss-espèces, son origine géographique, son organe producteur, la nature du sol, l’altitude, la durée d’ensoleillement et son environnement végétal.
De nombreuses huiles comprennent bien plus qu'un chémotype. Par exemple, l’huile essentielle de sauge sclarée (Salvia sclarea), contient 250 molécules différentes. Les molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des huiles essentielles et leur vaste spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une huile essentielle, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci.
Pour une même plante, il peut exister des propriétés différentes de l'huile essentielle selon la partie de la plante utilisée (les feuilles, ou les fleurs par exemple). De même, qu’il ne faut pas confondre huiles essentielles, essences culinaires et parfums.
Enfin, il faut savoir qu'une même plante peut inclure diverses espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte plusieurs espèces dont les officinalis, les stoechas et les latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de définir les propriétés exactes de l'huile essentielle.
_edited.png)


Commentaires